Yohann Cordelle

Portfolio Yohann Codelle Designer Webdesigner Consultant Design, Ergonomie, Accesibilité, Standard Web, Création de Site, Photographe Reportage et Mariage

Il existedeux types de photographes : ceux qui ONT déjà perdu des données, et ceux qui VONT perdre des données.

Le RAID (techniques permettant de répartir des données sur plusieurs disques durs afin d’améliorer la tolérance aux pannes) est la solution la plus simple pour tous ceux dontqui ont besoind e sécuriser leurs photos contre les pannes sans avoir envi de gérer une réplication manuellement .

Le RAID 1  consiste à utiliser au moins 2 disques en redondance, chaque disque contenant à tout moment exactement les mêmes données, d’où l’utilisation du mot « miroir » (mirroring en anglais).

Sécuriser vos photographies en RAID 1

Pourquoi vendre les photos en libre de droits1 (pour une utilisation familiale) plutôt, que vendre exclusivement des tirages à l’unité ?

Cet article fait suite à des échanges de mails passionnés avec un confrére photographe de mariage qui regrette que les jeunes photographe ont tendance à fournir les fichiers JPG en même temps que les tirages.

1. Le média utilisé pour regarder des images a changé.

Les écrans d’ordinateur, iPhone, iPad et autre périphériques ont énormément progressé. Même s’ils ne rivalisent pas encore avec la qualité d’un tirage sur papier photo, les utilisateurs ont déjà fait évoluer leurs habitudes et visionnent plus souvent mon travail sur un écran (qui sont malheureusement souvent mal calibré). Je lutte tout de même contre la mort du support papier en refusant les économies de bout de chandelles des clients qui souhaitent se passer complètement des tirages.

2. Je n’ai pas envie de vendre mes photos le soir-même.

Je me refuse au marathon qui m’obligerait à bâcler mes retouches (toutes mes images sont retouché), mon rôle est de couvrir toute la journée et je ne veux pas risquer de louper des instants magiques. De plus, tirer des images qui ne seraient pas achetées, n’est pas très éco-friendly.

3. C’est sécurisant pour le client de posséder les fichiers.

Le monde a changé et la durée de vie des ateliers photo comme des petites entreprises est bien plus courte qu’il y a trente ans. Rien ne garantit à votre client que votre activité existera encore quand lui ses enfants ou ses petit enfants auront besoin de retirages. Néamoins, je conserve les négatifs (RAW) et JPG pour le cas ou un client se retrouverait confronté à un disque dur endommagé ou la fin de vie d’un CDR.

4. Le photographe professionnel n’a plus l’exclusivité des photographies

Le photographe de mariage a un rôle social, il est là pour fixer des instants pour la mémoire familiale. Or depuis la démocratisation des appareils photos tous les foyers possèdent au moins un appareil capable d’enregistrer des images (reflex amateur ou semi pro, compact au pire un iPhone ou un simple téléphone avec fonction « photo »). Certes les images de ces appareils sont souvent de piètre qualité, mais elles remplissent leur rôle de souvenirs. Le photographe professionnel n’est plus le seul à immortaliser l’événement. Néanmoins, il se démarque par une approche artistique et une cohérence dans son reportage.

Le photographe qui vends des photos dès la fin de la cérémonie se met en concurrence immédiate avec les membres de la famille et amis qui ont sans doute pris des photos similaires. Certes son travail est meilleur mais sont-ils prèts à débourser sept euros pour une photo qu’ils retrouveront probablement sur Facebook ? (la photo du photographe scannée ou pire rephotographiée).
Je ne souhaite pas être en compétition avec les familles et amis, mais plutôt les conseiller pour réussir leurs images. Je les informe en même temps qu’ils retrouveront mes images gratuitement sur internet, ce qui les incite à profiter de la journée en me laissant le soin de fixer leurs souvenirs.

5. C’est un vecteur de ma communication

En diffusant mon travail sur internet à destination des familles et amis je perds certainement les ventes de tirages supplémentaires mais cette perte est amplement compensée par des économies sur les frais marketing. Chaque invité qui vient voir mon travail mémorise mon nom et l’adresse de mon site et me contactera quand il aura besoin de photographies.

6. C’est techniquement possible… si l’on travaille en numérique

  • En photographie argentique le travail du photographe de mariage comprend le développement des négatifs puis le tirage et donc l’interprétation du négatif. Ce travail de chimiste fait partie du travail artistique. Lors de chaque tirage le photographe choisit le type de traitement. Si le photographe livrait le négatif au client, celui-ci se risquerait à voir son film confié à un laboratoire pouvant dénaturer le résultat « photo » voulu par le photographe. La conservation d’un négatif dans des conditions optimales est bien meilleure dans l’armoire d’un professionnel que dans une boîte à chaussures au fond d’un grenier. Toutes ces raisons font que le photographe est le propriétaire du négatif et le client le propriétaire du tirage.
  • En photographie numérique la conversion négatif (le RAW) vers le tirage (l’image jpg) est défini- – tive, le client peut donc faire tirer (imprimer) autant de fois qu’il le souhaite le fichier JPG en respectant la vision du photographe. Il n’y a pas de dégradation dans le temps du fichier numérique, bien que le support numérique (disque dur, CD, clé USB), ait une durée de vie.

Pour conclure

Pour toutes ces raisons, je ne travaille qu’au forfait. J’évite la surprise aux mariés du coût de leur reportage et j’assure mes arrières en sachant exactement ce que me rapporte chaque prestation. Cela me permet aussi de compartimenter mon travail, la partie commerciale en amont (qui n’est pas vraiment ma tasse de thé) et après je peux me consacrer exclusivement à la partie artistique.

Je reste toutefois à la disposition des couples moins technophiles qui souhaitent recevoir directement un grand nombre de tirages ou d’albums et qui sont rassurés de savoir que les versions RAW et JPG de leurs photos serons conservées sur des supports sécurisé (disque en RAID).

vous pouvez retrouver mon portfolio et mes forfaits sur mon site http://ozphoto.fr

1 : Libre de droit ne signifie pas exempt de droit. Une photo que je diffuse en libre de droit peut être utilisée librement pour un usage familial après l’acquittement du forfait correspondant. Cette photographie ne peut donc pas être utilisée pour un usage commercial sans mon accord.

Quel modèle économique pour le photographe de mariage ?

8 points à connaître pour clarifier le développement des fichiers RAW avec Lightroom

Au cours des formations que j’ai données sur Lightroom, j’ai remarqué que la plupart des erreurs proviennent des mêmes incompréhensions.

  • Lightroom n’édite pas vos photos : quelques soient les opérations que vous réaliserez dans Lightroom, le fichier original n’est pas modifié. Afin de diffuser votre travail, il faut exporter vos images.
  • Lightroom ne conserve pas de copies de vos photos : ne supprimez pas vos images une fois celles-ci référencées dans Lightroom, car elle seront alors perdues définitivement.
  • Lightroom référence la position de vos images : n’utilisez pas le finder (mac) ou l’explorateur (pc) pour déplacer vos images, faites directement les déplacements dans Lightroom.
  • Lightroom enregistre les métadonnées (mots clés, auteur, copyright…) et les instructions de développement dans sa base de données. Si vous voulez en plus enregistrer ces informations dans l’image source, vous devez « Activer les XMP ».
  • Les marqueurs marquée et rejetée sont locaux et attachés à la photo dans une collection. Ils ne sont pas attachés au fichier (même en activant les XMP). La note, la couleur, le titre, les mots-clés… sont attachés à la photo, de sorte qu’ils sont communs à toutes les collections.
  • Une image RAW dématricée par Lightroom ne correspond pas à la sortie JPG comme on le voit sur l’écran LCD au dos de votre appareil photo. Votre appareil photo optimise la sortie capteur (saturation, contraste…). Sans réglage particulier, la vision par défaut de lightroom semblera souvent plus fade que la version JPG de votre appareil photo.
  • Contrairement à Photoshop, Lightroom conserve la trace de chaque opération réalisée sur vos photos dans l’historique, et ce même si on ferme le logiciel.
  • Lors de l’export de vos photos, vous devez choisir le réglage adapté à l’utilisation que vous aurez des photos : vision sur un écran, difusion sur le web, tirage papier, envoi par email…

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